samedi 5 octobre 2013

Retour sur mon escapade en Corrèze - première partie

Premier jour – jeudi 
Après les vacances d’été et un mois et demi de travail. Je me suis dit que je serais bien de faire des pauses de quelques jours à intervalle régulier. Et comme ma mère n’arrêtait pas de demander de passer la voir en Corrèze…  



Le voyage allé est une aventure à lui-seul. Pour tous ceux qui pensent qu’aller en Corrèze est un simple voyage de quelques heures qu’Ils peuvent se détromper. De Paris. Il n’y a aucun trajet direct. Il faut prévoir au moins un changement et 5 à 7 heures de voyage voir 8h pour certains trajets.
J’ai trouvé un trajet qui entre prix et aventure me convient tout à fait. 3h30 de train puis 2h30 d’autocar au total 6heure et demi de voyage.

La première heure de train en partant d’Austerlitz m’a semblé interminable avant d’arriver seulement à Orléans qui est pourtant qu’à 100 km de Paris. Puis une autre heure pour arriver à Bourges en passant par Vierzon. Vingt minutes d’arrêt avant de repartir dans le Cher avec pleins d’arrêts et on arrive une heure et demie plus tard à Montluçon.




La majeure partie de ce trajet a été fait de longues réflexions et de lecture.
Les gens ne sont pas très bavards, à part  une personne à Bourges qui passe son temps au téléphone qui raconte une histoire à ne pas ébruiter. C’est toujours amusant de saisir l’histoire en question. Heureusement que je n’étais pas journaliste. Car entre la carrière de sa fille juriste, les personnes impliquées dans une histoire financière dans une commune de la creuse qui pourrait se finir mal,  j’ai bien cru au déroulement d’une nouvelle affaire top secret.

Dans les trains inter cités  l’aventure est ainsi à chaque instant.
Au démarrage du train dans chaque station, tout s’arrête même la climatisation. Puis on entend doucement le train repartir les rails sous le train et enfin quand le train a repris sa course (lentement tout de même) la climatisation comme le souffle du train repartir. J’ai l’impression d’être dans un train du début du 20ème siècle ( enfin, j'imagine...)



Les villages passent avec l’arrivée de nouvelles personnes puis leur départ une gare ou deux après.

Le temps change du plein beau temps, on est passé au ciel voile, les nuages s’accumulant au fil des kilomètres puis quelques ondées éparses, le temps orageux et l’arrivée à Montluçon sous la pluie et sortie du train sous un soleil étouffant.

Avant d’arriver à Montluçon, j’avais peur qu’on n’arrive pas à l’heure avec tous les arrêts faits de plusieurs minutes et ainsi de rater mon autocar.
Et, Quand je suis arrivé à Montluçon avec quelques minutes d’avance, j’avais déjà l’impression d’être parti la veille



Le trajet en autocar parait long, très long 2H30 tout de même. On traverse plein de petit villages de la Creuse, du Cher, du Puy de dôme puis de la Corrèze.




Je me rappelle en avoir traversé et arrêté certains en voiture avec mes parents quand j’étais plus jeune.
Si à Paris, on ne passe pas dans une rue ou un arrondissement  depuis six mois, il y a de nombreuses chances que de nouveaux magasins ont remplacé d’autres et  que les rues soient rétrécies avec de nouvelles allées pour les piétons. 

Ici sur le parcours rien ne m’a semblé avoir changé depuis dix quinze ans voir plus. Les maisons sont toujours là et les mêmes. 


Les seules différences tiennent aux enseignes de nouveaux magasins plus communautaires pris en charge par les communes, et, malheureusement la disparition des gares au profit du passage de l’autocar avant peut-être le néant….

Les descentes de bus sont ponctuées par des voitures qui attendent les passagers avant un nouveau trajet en voiture. Ce qui fut mon cas arrivée à Ussel pour atterrir sur le plateau des Millevaches à Saint setiers.


Par la traversée de ces villages avec l’autocar, j’ai découvert ou redécouvert des paysages que j’avais oublié l’existence. En Creuse, je ne me rappelais plus qu’il y avait autant de lacs « sauvages » (sans une faune d’animation aux alentours).






Arrivée à une vingtaine de kilomètres, je reconnais l’air du plateau avec ses odeurs d’herbes coupées de foin et ainsi je me remémore des souvenirs heureux.

                            


Deuxième jour – vendredi :

Comme pour un mois d’Aout le temps est chaud, et ensoleillé mais nous sommes en Octobre.
On entend les grillons, Le chant des oiseaux et le silence de la campagne est très présent plus qu’au mois d’été.










Ah et les nombreux papillons signes de changement dans une campagne qui ne change pas !
L’odeur des foins ou de l’herbe me semble surpuissant.
Mais qu’on se détrompe, campagne ne rime pas avec silence.
Il reste le bruit des conversations des voisins et voisines, ronronnement bruyant des moteurs et des scies, moteurs des voitures qui montent les cotes.

En fin de journée, quelques chiens de villages voisins se font la conversation.
Et les oiseaux nocturnes (chouettes, hiboux) font la fête une bonne partie de la nuit.   

Néanmoins, les bruits restent discrets par rapport au mois de Juillet d’Août. Peut-être de par le peu d’habitants présents, on ressent une quiétude plus présente et permet ainsi un recul entre les paysages magnifiques de la région et les ressentis par toujours positifs que je ressens en venant ici.




Evidemment les temps chauds et secs n’encouragent pas les bons champignons à apparaître. En contrepartie, on trouve de superbes champignons non comestibles comme ceux-là.

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