mardi 8 octobre 2013

Retour sur mon escapade en Corrèze - deuxième partie

Troisième jour – samedi :

Faire 25 km de voiture pour aller faire les courses  le matin et 25 km retour me semble très long et me pèse. De plus les heures d’ouverture de la campagne 09h-12h puis 14h -18h m’exaspère. Car quand on arrive vers midi, tout est fermé. Plus qu’une solution se rabattre sur l’hypermarché de la ville.

C’est clair que sur ce point (entre autres) Paris pour un urbain comme moi est irremplaçable. Ne pas devoir prendre sa voiture pour chaque déplacement et pouvoir faire une course à n’importe quel moment  sans vraiment se soucier de l’heure (ou presque!).

Sinon entre les taches obligatoires et la lecture, le son des cloches des vaches égrènent le silence bucolique du village. Chose drôle, en me rapprochant du troupeau, seul une des bêtes a une cloche. Donc ce sera le son de la cloche.

Le temps est toujours chaud mais j’ai l’impression que le temps va tourner à l’orage les mouches sont insupportables et trop nombreuses.   








Ces paysages me renvoient à beaucoup d’autres comme ceux en Angleterre, en Franche Comté, en Savoie.

C’est clair que la vie à la campagne au bout de deux jours est suffisante pour moi. 
L’absence d’internet, de pouvoir me déplacer comme j’ai envie me pèse. Et de pouvoir m’isoler pour faire mes activités aussi.  

Heureusement j’ai l’écriture, la lecture quelque coups de téléphones salutaires même si le réseau téléphonique mobile n’est pas au top.


La recherche de la bonne bouteille dans la cave aide beaucoup surtout avec des bouteilles entre 5 et dix ans !!!
… Robert Silverberg dans le cycle de Majipoor écrivait beaucoup sur un vin des rêves qui permettait l’interprétation des rêves. Et bien ces bouteilles-là aident beaucoup à faire des rêves significatifs.... 
Après l’expérience de quelques bouteilles (bues mais pas le même jour), je crois bien que les dépôts dans les bouteilles anciennes aident à des rêves prolifiques. 

En tout cas, j’ai envie de trouver un blog ou deux de personnes vivants à la campagne qui parlent de leur vie, un peu comme moi en tant qu'urbain.




Quatrième jour  - Nuit du samedi au dimanche

Vers minuit, un orage éclate. Les orages en montagne sont toujours impressionnants par le débit des pluies, les coups de tonnerres qui grondent comme la foudre de Zeus et les éclairs qui illuminent le ciel noir.

Bruit d’eau dans l’escalier,
Fuites d’eau,
Coupure de courant,
Chute dans l’escalier,
Absence de réseau téléphonique,
Plus de peur que de mal, ouf !
Nuit blanche…

L’aube pointe et on se rendort pour se réveiller trop vite.

Les inquiétudes de la nuit disparaissent pour que de nouvelles arrivent.  
Ce temps et ces événements perturbent pour la journée où la météo est incertaine.
Cela renvoie sur les choses enfouies dans son inconscient. Les incertitudes.
Les mouches sont toujours aussi énervées que la veille.

30 km aller et 30 km retour encore ce matin casse la monotonie mais reste monotone.





Suite à une lettre dans le bouquin que je lis actuellement Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates,

je voulais faire un comparatif entre la vie  à la campagne et à la ville. Ce comparatif aurait été super défavorable à la vie à la campagne comme je le vois. 
Aujourd’hui quand je suis à la campagne je suis plus dans l’introspection que l’action et donc l’écriture est moins nécessaire à Paris qu’ici. Cette introspection n’est pas synonyme de quiétude  ou de sérénité. 


Après avoir lu mon horoscope du dimanche (« cultivez votre talent  naturel qui consiste à voir le verre à moitié plein et mettez votre esprit critique en veilleuse »), je me suis dit faisons une énumération des choses positives dans ma vie urbaine.

Et, après avoir l’énumération de tout ce que j’apprécie en mode urbain face au mode campagne, je suis un urbain qui peut aimer  la campagne un jour ou le temps d’un week-end  ou un peu plus mais après j’ai besoin de la mégalopole.

Vivre à la campagne (avec la mer) avec toutes les avantages de la ville serait un rêve oui  mais je n’ai pas réussi à construire la vie ainsi et je ne crois que cela m’intéresse plus que l’idée elle-même.

Promenade dans sur la route en évitant les chasseurs du dimanche dans les sous-bois, lecture, sieste, introspections, écriture ponctues l’après-midi et la soirée en attendant le repas du soir et une nuit qu’on espère meilleure.
Pluie mais sans fuites d’eau dans la toiture.



Cinquième jour – lundi :

Ce jour est plus axé sur les préparatifs de départ. Même si mon séjour avec ma mère s'est plutôt bien passé. Des tensions apparaissent. 

Heureusement, je me suis concocté un programme balade promenade photo et la fin de mon livre.
Malheureusement je n’ai pas eu la possibilité de pouvoir prendre le large et aller à de nouvelles découvertes.

Je suis pressé de retrouver le coté ville et surtout retrouver mon appartement, mes amis et pouvoir passer une après-midi et une soirée sereines avant la reprise du travail mercredi.

J’espère que le voyage en voiture se déroulera bien et passera vite
Bon ce soir je me couche tôt et j’oublie les quelques tensions accumulées de la journée, dans le calme , pas très présent dans la maison ce soir . 

J’ai finalement apprécié les côtés campagne du Limousin que j’ai redécouvert mais dans un village où je sais que ne réussirais jamais à m’intégrer et avec une mère avec qui il faudra continuer à composer . Tout cela ne tend pas vers mon idéal.








Je  pense revenir en Corrèze sur le plateau des Millevaches mais revenir dans la maison des ancêtres de mes parents me semblent impossible. La magie du village n’a pas agi sur moi –même comme sur d’autres autours.
 Avant je n’avais pas déjà pas envie de me forcer.
Aujourd’hui, je sais que cette vie dans la maison de ce village ne me convient pas.
Alors, même si on me demande de revenir, cela ne sert à rien de se forcer mais un grand oui pour revenir dans le limousin.








Deux rencontres aujourd’hui m’ont prouvé que je ne faisais pas fausse route et que je dois suivre mon intuition pour continuer mon chemin
Je pense déjà un voyage futur vers Limoges pour revoir une amie que je n’ai pas revue depuis quelques temps.  



Au lieu de St Merd les Oussines 

Un ciel mitigé mais rempli d'espérance

1 commentaire:

  1. quel introspection ! finalement, je suis sure que cela t'as fait du bien ce silence .... un peu de meditation , un chemin a poursuivre ....
    des bises

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